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Anne, consultante free-lance Business Intelligence en Nouvelle-Zélande, témoigne

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Témoignage Quelle est votre formation et quelles sont vos précédentes expériences ?
Anne : Je suis un ingénieur généraliste, avec une majeure en mécanique, diplôme de l’Université de Technologie de Compiègne (UTC).

Stages inclus, j’ai travaillé deux ans dans l’industrie automobile, où les besoins informatiques, en particulier dans le domaine de la Business intelligence étaient criants.

J’étais entourée de nombreux collègues qui ne maitrisaient pas forcement les outils qu’on leur avait mis entre les mains, au point que parfois ils pouvaient les percevoir comme un obstacle a leur activité, et qui étaient heureux de pouvoir s’appuyer sur moi.

Non seulement je ne l’ai pas mal vécu, mais au contraire ca m’a permis de pousser plus avant dans un milieu que je connaissais finalement très mal, et qui s’est rapidement mis à me passionner.

De fait, au bout des deux ans, je ne faisais plus que ça et j’ai rejoint une SSII dans le but de pousser plus avant dans le domaine. J’y suis restée cinq ans – les SSII françaises ne payent pas leurs employés a la hauteur de ce qu’elles pourraient et leur imposent beaucoup de contraintes, mais je ne peux pas dire que j’étais mal dans mon job. J’ai eu plusieurs offres de mes clients pour les rejoindre sur cette période, que j’ai refusées.

La politique interne des clients n’a jamais été ma tasse de thé, et le fonctionnement en projet et la possibilité de changer d’activité régulièrement correspondait bien à mon tempérament et s’est révélé très formateur pour quelqu’un avec un profil de base non informatique comme le mien.

Pour autant, les récentes réorganisations liées à un rachat par une entreprise internationale m’ont laissée sur ma faim.

J’espérais beaucoup des opportunités à l’international que ce rachat était censé ouvrir en interne – mais malgré mon très bon niveau d’anglais, et mon expérience désormais conséquente, et reconnues par mes clients, les offres n’étaient pas légion.

Or j’ai toujours eu l’intention de quitter le pays un jour, avec l’aide de mon entreprise ou non. J’ai donc quitté la France au mois de Février 2010 sur un sabbatique


Quel poste occupez-vous actuellement ?
Anne : Je suis consultant free-lance spécialisé en Business Intelligence, mes compétences métier sont centrées sur l’industrie et les télécoms, j’ai également fait quelques incursions dans le domaine bancaire. Mes compétences techniques portent en premier lieu les outils de type ETL : j’ai plusieurs années d’expérience en tant que développeuse, puis spécificatrice, puis responsable de développement sur Informatica et DataStage, en second sur les outils de reporting, Business Objects en particulier, et enfin en troisième lieu sur la modélisation de bases de données de type entrepôt.


Combien de temps avez-vous cherché avant de trouver ce poste en Nouvelle Zélande ?
Anne : Je me suis autorisée un mois de vacances sur place et j’ai commence à chercher des clients à la mMi Mars. J’ai trouve à la mMi avril, et commence à travailler la semaine suivante.


Comment s'est passé votre recherche et votre recrutement ?
Anne :  J’arrivais sur un visa de tourisme, je n’étais jamais venue dans le pays et il y avait donc un risque que je ne m’y plaise pas et que j’ai envie de rentrer. Après mes vacances, j’étais convaincue de vouloir rester. Mon type de visa ne me permettant pas de travailler, il me fallait trouver un client qui accepte de sponsoriser mon dossier pour qu’il passe à l’immigration. Je suis entrée en contact avec une société de recrutement et de gestion RH externalisée (nombreuses ici). Suite a un entretien pour vérifier mon niveau d’Anglais et faire le point avec moi sur ce que j’avais àa proposer, cette entreprise s’est chargée de présenter mon CV à différents clients.

Dans la semaine qui a suivi j’ai eu un entretien avec l’un d’entre eux, qui s’est révélé le bon. Contrat sous le bras, j’ai ensuite fait une demande de permis de travail, délivré le jour même.


Que vous a apporté cadrexport dans votre recherche ?
Anne : J’ai suivi vos conseils sur la mise en forme du CV (les attentes à ce niveau ici sont vraiment très différentes d’un recrutement Français – tout le monde se moque éperdument de l’école que vous avez bien pu faire par exemple), la préparation des entretiens : plus exigeants sur le plan techniques mais beaucoup moins sur l’aspect formel des choses. Enfin nombre de vos conseils liens sur la préparation a l’expatriation m’ont été précieux lorsque j’étais encore en France à préparer le départ.


Quelles sont les principales tâches inhérentes à ce métier ?
Anne : Les analyses fonctionnelles et techniques en relation aux besoins du client final (organisation d’atelier et animation, analyse de systèmes source et cible, rédaction de spécification a destination de ce client final et des équipes de développement)

Conception de base de données, de rapports, de flux d’alimentation. On peut vous demander aussi d’en développer une partie, les gens ici sont très polyvalents.

La responsabilité directe de votre relation avec votre client mais aussi avec le client interne de votre client – puisque même en temps qu’interne en informatique, dans une entreprise, on développe rarement pour soi même.

Et enfin, une teinte management avec coordination d’équipe de développement et de tests.


Y a-t-il des tâches spécifiques à votre entreprise ? Si oui lesquelles ?
Anne :  Je suis considérée comme une entreprise d’une personne par l’état Néo-Zélandais et dans ce cadre je paye la TVA tous les mois, ce que je n’ai naturellement jamais eu à faire en France. Il a fallu me mettre un peu à la compatibilité pour être sure d’être en règle avec les régulations locales en cas d’audit. Rien à voir toutefois avec les complications que cela aurait été pour m’installer à mon compte d’une façon similaire sur le territoire français.

Je gère également mes périodes de repos et de congés – je pourrais travailler tous les jours si je le souhaitais  - et je me charge de les négocier avec mon client.


Ce métier requiert-il des exigences particulières ?
Anne : Mon statut de Freelance m’impose de gérer mon budget différemment de ce que je faisais en France. En effet, en cas de suppression d’un projet ou de baisse d’activité, un client peut me demander de plier bagages en 5 jours ouvrables. Pour relativiser ce point j’ajouterais toutefois que le risque que représente mon statut est tout à fait reconnu par les clients Néo-Zélandais et que la grille de salaire associée est par conséquent nettement revue à la hausse par rapport aux standards Français. Par ailleurs les Kiwis ont une culture fortement implantée de l’heure supplémentaire : quand vous restez tard chez votre client, c’est qu’il vous l’a demandé et qu’il est préparé à vous rétribuer en conséquence. On vous demandera d'être disponible si c'est nécessaire, mais on respecte aussi votre vie privée, quand bien même vous êtes un externe, dont la gestion RH n'incombe pas directement au client. Les contraintes sont donc finalement moindres qu'en France.


Pour vous, quelles qualités faut-il avoir pour faire carrière à l'international ?
Anne : Si vous regardez les différentes phases de ma recherche, vous vous apercevrez que tout s’est fait très vite.

En tant que Français, la réactivité des anglo-saxons sur les domaines administratifs et le dynamisme de leur marche du travail (vrai surtout de la NZ et de l’Australie en ce moment) peut avoir quelque chose de bizarrement déstabilisant. Ceux, qui, par exemple, apprécient le confort d’une longue préparation avant un entretien de recrutement auront à se faire violence. Il faut être préparé à se montrer très réactif, faute de quoi on est très rapidement dé-crédibilisé en tant que candidat.


Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui cherchent un poste comme le vôtre ?
Anne :  Ce que j’ai dit précédemment : réactivité, sur une échelle de temps toute différente de ce que généralement nous entendons par la en France.

Sinon cela peut paraître évident mais je le mentionne quand même ayant vu ici pas mal de Français qui péchaient considérablement dans le domaine, ne négligez pas l’Anglais ! Même en milieu technique, il est absolument vital à votre intégration dans le pays – et vous aurez besoin une fois sur place de perspectives, au delà de votre activité professionnelle, sans pour autant être condamne à rester coincé dans votre communauté.

Enfin, oubliez tout de suite la Nouvelle Zélande si vous aimez travailler dans votre coin, ou que vous avez le moindre problème avec le travail coopératif à l’anglo-saxonne, basé sur la relation entre pairs, et un interventionnisme minimal de la structure hiérarchique. Personnellement j’adore !

Merci encore à Anne pour ce témoignage
Celui-ci date de 2010 mais il nous a paru intéressant de le mettre de nouveau en avant.





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