Logo Cadrexport
Cadrexport > Actualité export > Hors Séries > Hors Série Spécial Chine > « Dragonfly Group, un cabinet de recrutement français » - Spécial Chine

Inscription
"express"

Retrouvez
nous sur :

Retrouvez-nous sur Facebook !
Retrouvez-nous sur Twitter !
Retrouvez-nous sur Viadeo !
Retrouvez-nous sur LinkedIn !

« Dragonfly Group, un cabinet de recrutement français » - Spécial Chine

 | Imprimer | Envoyer cet article Partager |


Eric Tarchoune Cadrexport : Pouvez-vous présenter l'activité de votre société ?

Eric Tarchoune : Fondé en 2000, DRAGONFLY GROUP (Le Groupe Libellule) est un cabinet de conseil en management spécialisé sur la Chine qui intervient dans les domaines suivants : Ressources humaines et Intelligence économique. Notre équipe , composée d’occidentaux sinisants et de ressortissants chinois, est présente à Shanghai, Hong-Kong, Canton, Pékin et Paris.

Les champs d’expertise du DRAGONFLY GROUP se situent dans le conseil en Management, notamment dans les domaines suivants des Ressources humaines : Recrutement de talents par approche directe dite “Chasse de têtes ”, Executive Coaching, Audit des Ressources Humaines, Evaluation des compétences, Formations, Conseil en transition et de l’Intellligence Economique : Recherche et traitement d’informations stratégiques utilisées lors d’opérations de fusion-acquisition, de restructuration d’entreprises.

Titulaire d’une licence officielle permettant l’exercice de la profession, hautement réglementée en Chine, de conseil en recrutement et en ressources humaines, DRAGONFLY GROUP est le partenaire pour la Chine du “European Executive Search Network” (EESN), le plus important réseau de conseil en recrutement par approche directe (Executive Search) en Europe et le 5ème mondial avec plus de 250 consultants.


Cadrexport : Comment décririez-vous le marché de l'emploi actuel en Chine ?

Eric Tarchoune : La Chine se sort bien de la crise économique actuelle. Après de nombreux licenciements en 2008, notamment dans le sud du pays très orienté vers l’export, l’activité économique a repris (la croissance est estimée à plus de 8 % en 2009) dynamisée par un plan de relance d’environ 400 milliards d’Euros, initié par le gouvernement. Les entreprises ont donc relancé leur expansion et par conséquent se sont mises à recruter dans tous les secteurs.


Cadrexport : Quels types de profils recrutez-vous pour vos clients ? Rencontrez-vous certaines pénuries de profils ? Si oui, lesquelles ?

Eric Tarchoune : Nous recrutons essentiellement des profils d’encadrement : direction générale, responsable d’usine, du marketing, des finances et des ressources humaines ainsi que des responsables de services mais nos clients peuvent également nous consulter sur des recrutements très spécifiques. Ce peut être pour des postes de techniciens très spécialisés dans l’industrie, par exemple. Je me souviens du recrutement de 4 soudeurs sur quartz pour le secteur de la micro-électronique, pour une usine basé près de Hong Kong. Il a fallu mettre en place un montage complexe afin d’identifier ces ouvriers spécialisés puis de les transférer (ainsi que leurs familles) à plus de 3000 kilomètres de leur ville d’origine...
Certains postes sont difficiles à pourvoir, notamment dans les ressources humaines et le marketing car le système universitaire forme peu de personnes à ces disciplines. Idem pour les postes situés dans des provinces excentrées. Toutefois la question la plus difficile à résoudre concerne le leadership dans les entreprises françaises installées sur place : comment attirer et retenir des leaders chinois ? Le marché est en perpétuelle mutation et les opportunités fleurissent. Cette situation est bien difficile à appréhender par des sièges sociaux installés dans un pays à croissance faible !

Cadrexport : Dans ces recrutements, quelle(s) place(s) occupe(nt) les expatriés ? Engagez-vous des chinois ayant une expérience professionnelle ou ayant étudié en Occident ? Si oui, pour quelle(s) raison(s) ?  Les « returnees » sont-ils engagés pour les mêmes raisons ?

Eric Tarchoune : Les expatriés occupent une place amoindrie au fil des années. En effet, les entreprises tendent à vouloir « rationaliser » leurs investissements humains et n'envoient des expatriés qu’au début du projet. C’est une erreur. Tout d’abord, ces derniers devraient  être formés à la conduite des affaires en milieu chinois afin d’éviter impairs et rejets de la part de leur interlocuteurs. Ceci contribuerait à la réussite de leurs missions. Beaucoup de chinois urbains viennent travailler au sein d’une entreprise française ou étrangère afin d’être en contact avec la culture d’entreprise de la maison-mère et  bénéficier des connaissances des cadres et techniciens étrangers.

Lorsque l’entreprise étrangère est perçue comme étant devenue « chinoise », certains cadres chinois, mécontents de cette perte d’identité, la quittent. De la même façon, la culture managériale d’une société française en Chine, est perçue comme plus « démocratique », ce qui peut attirer certains et parfois les fidéliser sur le long terme.

Nous recrutons pour nos clients de nombreux chinois formés à l’étranger, des « returnees » ainsi que des français sinisants. Ils jouent le rôle de « facilitateurs » entre deux cultures managériales différentes et permettent au siège comme à la filiale chinoise d’améliorer leur communication. Toutefois, les « returnees » doivent se réadapter à leur retour en Chine afin de se voir acceptés par les équipes locales.

En résumé, la filiale chinoise devrait intégrer au moins un français porteur de l’identité de l’entreprise (en général experts métiers, responsable financier voire directeur général, bien que ce poste soit souvent localisé par la suite), en particulier si celle-ci est une PME. Quant aux employés chinois, un développement des compétences doit être envisagé afin de les fidéliser dans un marché où les tentations d’aller voir ailleurs - si l’on est insatisfait - restent fortes.


Cadrexport : Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent venir travailler en Chine ?

Eric Tarchoune : Faire preuve d’humilité, savoir qu'il y a beaucoup à apprendre des chinois, savoir que l’on ne va pas les changer mais que l’on peut développer les performances des individus et des équipes chinoises en étant proche d’eux (paternalisme), en s’intéressant à leur travail et en leur donnant la parole. Naturellement apprendre à communiquer en chinois et s’intéresser à leur culture sera toujours apprécié.

Interviews réalisées par Diane Pinelli en décembre 2009

----------------------------------------------------------------
Eric Tarchoune - Managing Director - Dragonfly Group
www.dragonflygroup.com
China Headquarters :
Suite 503 - Guoli Plaza
1465 Beijing West Road
200040 Shanghai
China
Fax (+86-21) 5212 0566

Titulaire d'un Mastère en Ingénierie des Projets Internationaux et en Management des Ressources Humaines (Conservatoire National des Arts et Métiers), diplômé en Commerce International (Ecole Supérieure de Gestion) Eric Tarchoune est fondateur et Directeur Général du cabinet de conseil, Dragonfly Group. En plus de 16 ans, Eric Tarchoune a résidé successivement  à Singapour, à Taiwan puis en Chine : Pékin, Shanghai et Hong Kong.

Son domaine de compétence comprend le management du capital humain (recrutement, évaluation, coaching et développement du leadership), des connaissances et des organisations ainsi que l’intelligence économique au sein d’entreprises occidentales opérant en Chine.

Sa contribution au programme de management sur la Chine 50 Lessons est disponible sur le lien suivant : http://www.50lessons.com/exclusive/tarchoune/.

Email : eric_tarchoune@dragonflygroup.com
www.dragonflygroup.com





 | Imprimer | Envoyer cet article Partager |

Edito

La crise sur le gâteau ?
L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) titre une étude diffusée le 23 octobre 2013 : « France : moins d’austérité, plus de croissance ». Nous sommes réjouis par le gâteau qui s’offre à nos yeux... jusqu’au chapitre « Marché du travail » où toute forme d’optimisme disparaît telle une chantilly en plein soleil !
Lire la suite

La rubrique des experts

"Working with the French – feedback from the field", par Benjamin Pelletier
I was recently invited to be a speaker at Paris Développement, economic development agency financed by Paris City Hall, and a large number of (...) Lire la suite
Rémunération, impôts, retraite, protection sociale...
Jaques-Olivier Meyer répond aux préoccupations des futurs expatriés Voir les réponses.
S'orienter, choisir, postuler, passer un entretien...
Christophe Belud répond aux questions des candidats Voir les réponses.
Poser une question via Facebook Viadeo LinkedIn

1751 offres depuis 1 mois