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Faire rimer commerce international et création d’entreprise...

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S. Bachelier Faire rimer commerce international et création d'entreprise : c'est l'ambition de Suzanne Bachelier qui a créé Juri-export services en Juillet 2009. Les atouts de cette jeune femme de 37 ans sont multiples : un profil multiculturel et multilingue, une double formation et de l'expérience professionnelle dans ses deux domaines de formation.

Cadrexport : Vous êtes Camerounaise d'origine, vous avez étudié et vous êtes mariée en France. Pensez-vous que  cette double culture ait influencé votre choix du commerce international ?

Suzanne Bachelier : Indéniablement. J'ai la fibre commerciale et c'est pour cette raison que je suis allée vers le commerce mais le commerce international s'est imposé à moi comme une évidence parce que je possède deux cultures.

Cadrexport : Vous parlez quelles langues ?

Suzanne Bachelier : L'anglais et le français qui sont  les langues officielles du Cameroun ainsi que plusieurs des nombreux dialectes de mon pays … J'ai commencé l'espagnol avec ma formation commerciale et avec le stage de 5 mois que j'ai fait en Espagne, je dispose d'un bon niveau dans cette langue. Je pense avoir une facilité pour les langues … qui est liée, elle aussi au fait d'en avoir appris plusieurs, très jeune.

Cadrexport : Vous avez donc une double formation, vous êtes assistante en commerce international et secrétaire juridique

Suzanne Bachelier : Oui. Ma formation de secrétaire juridique est antérieure à ma formation d'assistante en commerce international. Cette formation proposait outre les techniques du secrétariat, du droit commercial, du droit pratique public et du droit de la famille. Aujourd'hui j'exécute pour des juristes des tâches qui peuvent aller du secrétariat simple à des rédactions de conclusion de plaidoiries, par exemple. Ma force réside dans le fait de parler d'autres langues étrangères. La formation ne proposait aucune langue or les juristes ont des clients en procédure avec des étrangers. Il faut alors pouvoir écouter, retranscrire et rédiger dans une autre langue. Enfin, j'ai un BTS en commerce international.

Cadrexport : En 2009, l'entreprise d'import-export dans laquelle vous travaillez ne résiste pas à la crise et en Juillet 2009, vous créez sous un statut d'auto-entrepreneur, Juri-export services

Suzanne Bachelier : Je pense à la création d'entreprise depuis très longtemps. Après mon licenciement, j'ai suivi une formation sur la création d'entreprise à la chambre de commerce et j'ai adhéré à un club de femmes créatrices d'entreprises.

Cadrexport : Juri-export vous permet de réunir tous vos talents !

Suzanne Bachelier : Exactement. Je travaille comme secrétaire juridique et comme assistante export. Je propose l'organisation,  la mise en place et le suivi de salons à l'étranger et en France, de l'administration des ventes export, c'est à dire de la prise de commandes à la réception de marchandises ou l'inverse. Je m'adresse à des TPE ou à des entreprises primo-exportatrices et à des PME en surcroit d'activités. Je propose alors un « dépannage » dans leurs locaux ou depuis mes propres locaux. Cette variété d'interlocuteurs est passionnante. Il est possible de travailler dans tous les secteurs. Passer de la vente de tissus à la vente de services. Pénétrer dans un pays que l'on ne connaît pas et communiquer dans le monde entier.

Cadrexport : Que représente le statut d'auto-entrepreneur pour vous ?

Suzanne Bachelier : Un tremplin ! Mon souhait est de l'utiliser pour créer une entreprise. J'ai démarré il y a quelques mois seulement. Je me suis concentrée dans un premiers temps sur le juridique parce que mes contacts étaient plus nombreux dans ce domaine. Je suis aujourd'hui en contact avec le club des exportateurs de ma région et je commence à proposer mes services d'assistante commerciale export à des entreprises qui justement ne maitrisent pas les activités internationales.

Cadrexport : Savez-vous s'il y a beaucoup d'auto-entrepreneurs dans les métiers de l'export ?

Suzanne Bachelier : Je pense qu'il y en a peu. Du côté des assistantes export, je participe à un forum de 2000 assistantes et une seule propose ce type de service.  Le statut d'auto-entrepreneur est récent, le métier de télé-assistante est récent lui aussi, ce qui fait beaucoup de nouveautés.

Cadrexport : Quelles sont vos attentes à moyen terme ?

Suzanne Bachelier : Passer le plus vite possible à un statut d'entreprise !

Cadrexport : C'est ce que nous vous souhaitons !

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Suzanne Bachelier
www.juri-export.fr
Tél. :     04 67 58 06 24 / 06 27 22 30 27
e-mail:contact@juri-export.fr

Interview réalisée par Diane Pinelli le 2 mars 2009





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