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Hong Kong : « Parler anglais et mandarin de préférence »

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S.Bouchara « Parler anglais et mandarin de préférence » Au sein de la Chambre Française de Commerce et d'Industrie, Sabine Bouchara, Directrice Générale adjointe et Responsable du département recrutement, nous parle du marché de l'emploi et tout d'abord du fonctionnement de son service.

Sabine Bouchara : Nous fonctionnons comme une agence de recrutement. Nous recevons des CV et diffusons des offres d'emploi destinées ou non à des francophones. Nous travaillons avec des sociétés dont la direction comporte généralement au moins un francophone ou a un lien avec la France. Nous plaçons 90 personnes en moyenne par an mais 10 000 français sont recensés à Hong Kong ... Les offres sur lesquelles nous travaillons ne représentent donc qu’une petite part du marché de l'emploi existant.

Cadrexport : Quelles sont les opportunités d'emploi à Hong Kong pour des occidentaux qui souhaitent s'expatrier ?

Sabine Bouchara : Elles sont nombreuses surtout dans l'import-export et ce que nous appelons les « Trading Manufacturing » notamment.  Ces sociétés, plus que simples exportatrices, sont souvent propriétaires d'usines ou en joint-venture avec des usines en Chine. Elles prennent leurs commandes sur les marchés européens ou américains pour toute sorte de produits (textile, jouets,alimentaire ...), les gèrent et en font le suivi. Il y a donc énormément de postes en contrôle qualité (ingénieurs), suivi de production (ingénieurs), commerciaux, « merchandisers » (pour recevoir les commandes et les suivre jusqu'à l'expédition). Par ailleurs, les secteurs de la finance, des assurances et IT recommencent à recruter. La distribution quant à elle, est encore assez hésitante en matière de recrutement.

Ceux qui ont travaillé dans l'import-export en France sont très recherchés ici. Le profil le plus recherché d'occidental est celui de quelqu'un éduqué en France par exemple, ayant une petite expérience professionnelle en France, parlant anglais couramment et mandarin. Un français dans cette situation peut trouver du travail à Hong Kong en deux semaines ! Il s'agit de parler couramment mandarin, savoir l’écrire ou le lire est seulement un plus. Le cantonnais quant à lui,  n'est pas indispensable.  Les négociations commerciales se font surtout en  mandarin ou en anglais.

Ceux qui ne parlent pas mandarin doivent bénéficier d'un bon niveau d'études (le niveau d'éducation à Hong Kong est élevé) et d'une petite expérience professionnelle. Ils doivent être prêts à  faire quelques concessions sur leur salaire de départ (qui sera généralement inférieur à celui dont ils bénéficiaient en France). A Hong Kong, les gens travaillent beaucoup mais il faut savoir qu'il n'y a pas de charges sociales et que l'impôt sur le revenu est vraiment très faible. Entre le salaire net qu'ils gagnaient en France et leur salaire à Hong Kong, il y aura en fait peu de différence. Et tout est moins cher qu'en France (sauf les loyers).

Ceux qui arrivent à Hong Kong sont en quelque sorte, pénalisés par leur absence d'expérience professionnelle en Asie. Ils démarrent avec un salaire plus bas mais les augmentations sont très rapides et peuvent être importantes (dès la première année). Beaucoup de sociétés n'ont pas d'autre choix pour garder leur personnel. Il n'y a pas de convention collective, les sociétés n'ont pas d'avantages à faire valoir à leurs employés. La seule solution pour elles, consiste alors à les augmenter sachant que si elles en ont les moyens, elles peuvent augmenter qui elles veulent, comme et quand elles le veulent.

Cadrexport : D'une façon générale, quelle(s) place(s) occupe(nt) les expatriés dans les entreprises françaises ? Et les asiatiques ayant une expérience professionnelle ou ayant étudié en Occident ?

Sabine Bouchara : Les expatriés sont majoritairement en banque, assurance, dans les industries du luxe, de la construction et généralement dans les groupes internationaux. Ce sont des cadres supérieurs qui occupent des postes de haut management. En PME, il n'y a que peu d'expatriés. Les PME fonctionnent généralement avec un directeur général en contrat local. Ce peut être un ex-expatrié qui a souhaité rester en Asie. Ceci est très fréquent. Il peut  bénéficier alors d'un contrat local dit « Plus » avec une assurance médicale internationale privée, par exemple.

Les asiatiques ayant une expérience professionnelle ou ayant étudié en Occident sont très prisés par les sociétés. Un Hongkongais ayant étudié en France par exemple, est favori. Ils sont appelés candidats bi-culturels. Ils ont acquis une langue  européenne en plus de l’anglais et une ouverture d'esprit qui leur permet d'être engagés comme « lien » entre le management et les équipes locales. Et ceci est vrai quel que soit le niveau d'études (élevé ou pas).

Pour les Chinois, c'est un peu plus difficile. Ils ont besoin d'un visa et il existe des quotas d'entrée. Le gouvernement Hongkongais a mis en place en 2006  le « Quality Migrant Admission Scheme», canal spécifique qui permet d'attirer à Hong Kong des Chinois ayant fait des études supérieures (une université Française, par exemple).

D'une façon générale, toutes les personnes ayant passé du temps en Occident, ceux que l'on appelle ici, les « oversea educated », ont acquis une ouverture d'esprit et une méthode de travail qui sont très appréciés. Ils comprennent les besoins des clients occidentaux, ce qui est très prisé.

Ceci dit, Hong Kong n'est pas un paradis. Les conditions de travail peuvent sembler difficiles aux Occidentaux. Les gens travaillent beaucoup : 10 heures par jour minimum. Le minimum légal de jours de vacances est de 7 jours par an. La moitié des entreprises porte ce nombre à 10 jours par an et les entreprises les plus généreuses offrent 20 jours. Il est recommandé de se payer une assurance médicale privée car le système médical est très bon mais la prise en charge reste basique.

Cadrexport : Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent venir travailler à Hong Kong ?

Sabine Bouchara : Etre sur place et se donner au moins un mois pour trouver un emploi.  Etre prêt à revoir son salaire à la baisse, au moins pour la première année. Ne jamais lâcher. Multiplier vos contacts. Si votre recherche d'emploi est menée comme une activité à plein temps, vous trouverez un travail ...
 

Madame Maryse Kraatz, Directrice Générale  de La Chambre Française de Commerce et d'Industrie de Hong Kong, nous explique le rôle des CCI dans le développement économique des entreprises françaises implantées à Hong Kong et en Chine :

La CCIFE (Chambre de Commerce et d'Industrie Française à l'Etranger)de Hong Kong assiste les entreprises françaises déjà implantées sur Hong Kong ainsi que celles basées en France et qui ont des projets de développement dans la région.

Nous apportons de la visibilité à travers différents outils de communication (website, publication HK Echo, Flash Info et Newsletter en Français, Annuaire des Membres). Nous partageons avec eux de l'information pertinente lors des 60 évènements que nous organisons chaque année, et nous leur apportons de nombreuses opportunités de rencontre en vue de les aider à développer leurs activités. Nous défendons également les intérêts de la France à travers des actions de lobbying envers les autorités locales. Prenons comme exemple l'exemption de taxes sur les vins pour laquelle notre CCIFE s'est battue de nombreuses années.

Nous avons par ailleurs développé une gamme large et flexible de services destinés à optimiser le développement à l'international des PME basées en France. De la recherche de partenaires (commerciaux, financiers, industriels) à l'implantation sur Hong Kong (création de société, domiciliation physique ou virtuelle, recrutement), nous couvrons l'ensemble des besoins que pourraient avoir une PME qui souhaite se développer en Chine.

Cadrexport :  A l'heure actuelle, quels secteurs, à votre avis, peuvent offrir à des entreprises, les meilleures opportunités de développement ?

Maryse Kraatz  : Nous identifions actuellement des opportunités dans des secteurs tels que le Développement Durable ou l'Infrastructure. Les Français sont peu présents dans le premier mais très bien positionnés dans le second. Concernant le « Green », nous pouvons citer Ekko Environment (www.ekko-environment.com) qui a développé une gamme de produits innovants distribués dans les quatre coins du monde. Au sujet de l'Infrastructure, Dragages (Bouygues Construction), acteur incontournable et présent à Hong Kong depuis plus de 50 ans, a participé à l'ensemble des grands projets d'Infrastructures de l'ancienne colonie britannique.


Interview réalisée par Diane Pinelli, Cadrexport - Janv 2010
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The French Chamber of Commerce and Industry in Hong Kong
21/F, on hing building, 1 on hing terrace
central, hong kong
Tel : 00 852 2523 6818
email : frencham@fccihk.com
www.fccihk.com





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