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Relevez le défi d’une recherche lorsqu’on est en poste

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Relever le défi de la recherche d'emploi lorsque l'on est en poste...
Nos réflexions, conseils et astuces :

Vous occupez un poste intéressant, à l'international ou non, mais vous souhaitez trouver un autre emploi qui vous permette de réaliser plus pleinement votre projet de carrière (c'est-à-dire par exemple de passer d'un poste de Commercial France à un métier de Commercial Export) ?
En notre ère d'évolution et de mobilité professionnelle, cette aspiration est parfaitement compréhensible !
De plus, grâce au recul progressif du culte du travail dans nos sociétés, les motivations familiales et même personnelles sont aussi, semble-t-il, de mieux en mieux comprises.

Enjeu et problématique :
Mais comment procéder, concrètement, pour mener à bien une recherche d'emploi lorsque l'on est en poste, sachant que (comme disent les responsables de l'APEC) la recherche d'emploi constitue déjà, en elle-même, un "emploi à plein temps" ?
Nous avons souhaité apporter quelques conseils sur la gestion de cette situation prenante qui concerne certains de nos adhérents avec lesquels nous avons pu discuter de ce défi, puisque c'est bien de cela qu'il s'agit !

> Avantages de la recherche d'emploi lorsque l'on est en poste : une position de force
Autant la situation de recherche d'emploi en étant inscrit à l'ANPE finit souvent par être pesante psychologiquement, autant en règle générale le fait de travailler est plus structurant moralement, et vous place par conséquent dans une position de force.
Cela est d'autant plus vrai que vous êtes alors en pleine phase, et ce quelque soit le poste (pensons-nous), d'acquisition de compétences valorisables !

> Une des difficultés inhérente à cette situation : le problème du manque de temps libre
Vous êtes dans cette situation et cela vous semble être un "casse-tête"et très "pesant" ?
Ne pensez-pas que vous interprétez mal les choses ou que vous n'êtes pas assez courageux : c'est effectivement "difficile", comme vous le confirmeraient nos adhérents !
Tout d'abord, lorsque l'on travaille ne serait-ce que 35 heures par semaine, on n'est pas souvent libre au moment où les employeurs potentiels peuvent vous recevoir.
Un adhérent nous a ainsi précisé qu'une amie à elle avait dû "annuler de nombreux entretiens d'embauche" pour cette raison.
Qui plus est, on ne dispose pas non plus du temps nécessaire pour rédiger suffisamment de lettres (réponses à des annonces et "candidatures spontanées") pour obtenir un poste dans un délai raisonnable.
En effet, si l'on considère (avis d'une Formatrice de l'AFPA) qu'il peut s'écouler 8h entre le désir d'envoyer une candidature spontanée efficace et l'envoi de celle-ci, on imagine sur quelle durée, lorsque l'on travaille à temps plein, peut s'échelonner l'envoi de 4 à 5 lettres !

Rappelons que pour rédiger une candidature spontanée efficace il faut en amont effectuer tout le travail suivant :
- avoir cerné les métiers et les entreprises qui vous intéressent; avoir "enquêté dans les entreprises" (document de l'ANPE), ce qui est difficile à faire après 18h30;
- avoir cerné au mieux les besoins de chaque entreprise choisie et son contexte (ex. connaître son secteur), avec les mêmes problèmes de disponibilité pour le faire; avoir fait une fiche mettant en parallèle vos compétences et les besoins de ladite entreprise; avoir trouvé de préférence l'interlocuteur ciblé auquel envoyer la lettre;
- avoir fait une rédaction au brouillon et préparé un CV ciblé...
Et ça n'est qu'à la fin de ce parcours que l'on peut copier et envoyer une lettre percutante !

Notons cependant que ces difficultés seront moindres si vous aspirez à un poste dans le même secteur, ce qui peut vous permettre de "vous vendre" auprès de vos partenaires professionnels qui sont des recruteurs potentiels durant vos horaires de travail, sans pour autant vous détourner de votre mission.

> Une double question récurrente : est-ce un problème de changer rapidement d'emploi, et peut-on parler de volonté d'obtenir un salaire plus élevé ?
Nous avons pris soins de nous enquérir auprès de professionnels dans le domaine de la recherche d'emploi à ce sujet également, nos adhérents nous ayant questionnés.

- Est-ce un problème de changer rapidement d'emploi ?

Selon l'avis d'un Conseiller en matière de recrutement, il semble que la réponse à cette question soit négative.
Nous pensons, par ailleurs, que la nature de l'emploi (ex. l'Emploi-Jeune, "emploi-tremplin" par définition) et sa correspondance avec votre formation sont en tout cas à prendre en considération.
Cependant, nous nuancerons ce qui est avancé par ce Conseiller par ce qui suit :
d'après nos lectures sur la technique des entretiens d'embauche, "trop peu de temps sur le même poste, c'est suspect". Nous dirons plutôt "ça peut paraître suspect". Avis...
Comme nous le disions au départ, il n'y a donc pas de "réponse - recette".

- La recherche d'augmentation de salaire : un tabou ?
Même en France, où l'on ne parle pas aussi facilement d'argent qu'aux USA par exemple, il est tout à fait "possible" (d'après le même Conseiller) de présenter cet argument aux employeurs !
Mais il faut évidemment vérifier d'abord que la société ciblée peut vous proposer un salaire supérieur, pour ne pas perdre de temps... précieux s'il en est, comme nous l'avons dit, dans ce contexte.

> Conseils d'ordre général : soyez efficaces, et armez-vous de patience et de persévérance !

- Soyez efficaces en exploitant au mieux votre temps libre :
La plupart de ces conseils relèvent du bon sens.
Par exemple planifiezle maximum de rendez-vous à 8 heures du matin si vous prenez à 9h, et en utilisant au mieux l'espace temps de RTT pour passer vos appels téléphoniques (indispensables !) prévus au préalable sur une liste, et pour aller aux rendez-vous; il est aussi souvent nécessaire -nous a-t-on dit- non pas de sacrifier le déjeuner (surtout pas : sans quoi l'hypoglycémie épuisante vous guette !) mais d'écourter le temps du repas afin de libérer du temps pour téléphoner ou écrire des lettres entre 12h et 14h.
Il peut être aussi nécessaire de prendre un peu, parfois, sur les temps de loisir et du week-end. Mais nous conseillons cependant à ce propos d'empiéter le moins possible sur ces derniers, car ils constituent une source de repos réparateur, d'équilibre et de développement personnel (ex. renforcement de l'esprit de groupe dans les sports d'équipe) qui dynamiseront votre recherche d'emploi.

Vous voici avec un "agenda de ministre" auquel il va falloir essayer de se tenir !
Notre avis est que, logiquement, une des conditions pour y parvenir est de tenter de ne pas sortir en retard de son travail, car par exemple si vous sortez à 18h au lieu de 17h30 selon vos horaires de travail (ex. qui nous a été raconté), vous ne pouvez pas passer l'appel prévu à l'heure convenue de 17h45 à l'employeur potentiel.
Vous l'appelez alors 30 minutes plus tard mais il n'est plus là.... ce qui est anxiogène et vous met de mauvaise humeur.... d'autant plus que vous loupez aussi le cours de gym du même soir qui aurait pu vous détendre !
Ceci peut être d'autant plus gênant qu'entre temps les candidats concurrents auront eu, eux, le temps de relancer le recruteur et de cimenter leur candidature.
Mais restons sur un point encourageant : a contrario, le fait d'être strict dans cette gestion du temps peut permettre de "faire avancer les choses", tout en conservant un peu de temps "pour respirer" en préservant ainsi l'équilibre qui se perçoit et s'apprécie lors des entretiens d'embauche.

- Armez-vous de patience et de persévérance, en prévoyant des semaines de 43 h/45h environ (ou en tout cas chargées) sur plusieurs mois :
Pour relever un défi quelqu'il soit, il faut en connaître précisément les données, y compris les difficultés.

Peut-on envisager une recherche d'emploi efficace à laquelle on consacrerait moins de 5/6 heures par semaine ?
Pour les raisons précitées, ce nombre d'heures nous semble minimal pour espérer trouver un autre emploi dans un "délai raisonnable" (comme on dit en Droit). Il ne reste plus qu'à ajouter à ce temps hebdomadaire celui passé dans les déplacements pour aller à des entretiens situés à l'autre bout de la ville ou a fortiori plus loin.
Si l'on peut consacrer moins de temps hebdomadaire à cette recherche, c'est alors la durée de celle-ci qui risque de s'allonger.

Illustration:
Pour vous donner un ordre d'idée sur le temps nécessaire pour changer de poste, basons-nous sur le témoignage (qui n'est cependant pas un tableau statistique) d'une personne cadre dans le secteur social avec 5 ans d'expérience : en menant une recherche d'emploi "active" et effectuée sans relâche, elle a mis 9 mois à changer de poste !
Ceci dit, si cette personne avait à son actif son expérience, elle évolue dans le secteur social qui n'est pas le plus porteur en termes de débouchés, ce qui peut peut-être rassurer les jeunes diplômés en commerce international en plein développement.

Dans ces conditions, vous pouvez être fiers de vous et vous sentir encouragés si vous obtenez un premier entretien d'embauche au bout de 4 mois de recherche : vous êtes sur la bonne voie ! Alors, comme disent les Anglais,"go on !".

> Une astuce pratique : tentez de négocier des congés "pour convenance personnelle"


Il existe des "congés pour convenance personnelle", sans solde, qu'il est possible d'obtenir afin de vous libérer du temps pour caler les entretiens d'embauche que vous n'aurez pas pu placer dans votre temps de Réduction du Temps de Travail.
Ces congés sont exposés page 379 du "Conseiller Pratique du Salarié", les "guides pour tous 2001" aux Editions Prat.
Ce livre rappelle que "le salarié a quelquefois besoin d'un congé non rémunéré (...) pour effectuer des démarches de toute nature", [mais qui ne peut être] accordé qu'avec le consentement de l'employeur".
Par conséquent il vous faut, ce qui paraît d'ailleurs logique, demander à votre employeur actuel s'il est prêt à vous les octroyer et dans quelle mesure.
Vous aurez sans doute, au moment de cette négociation, à expliquer de façon transparente les raisons de votre demande...
Un Inspecteur du Travail nous a confirmé cette possibilité d'obtenir des jours mensuels de congés sans soldes.
L'Inspection du Travail ou le service Droit du Travail de la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi (DDTE) de votre département peuvent donc vous renseigner sur ce point.

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