Logo Cadrexport
Cadrexport > Actualité export > Être recruté(e) > Guides & Ouvrages > Suivre son conjoint à l’étranger - Mode d’emploi

Inscription
"express"

Vos rubriques

Retrouvez
nous sur :

Retrouvez-nous sur Facebook !
Retrouvez-nous sur Twitter !
Retrouvez-nous sur Viadeo !
Retrouvez-nous sur LinkedIn !

Suivre son conjoint à l’étranger - Mode d’emploi

 | Imprimer | Envoyer cet article Partager |


Extrait du guide de l'expatriation de Vivre à l'étranger

Votre partenaire a trouvé un poste à l’étranger et vous avez décidé de le suivre ?
Ne partez pas à l’aveuglette. 41 % des échecs en expatriation surviennent suites à des problèmes familiaux, liés à la carrière du conjoint notamment. (Enquête ECA International, 2006)

L’entreprise, partenaire de l’expatriation

En expatriation,les échecs coûtent cher aux entreprises. Une étude réalisée par Total a démontré qu’une installation ratée peut coûter plus de 200 000 euros à l’entreprise, notamment en terme de perte d’opportunités d’affaires. C’est pourquoi les entreprises sont tentées d’éviter la problématique conjoint/famille et préfèrent envoyer des célibataires ou des collaborateurs en fin de carrière déchargés de leurs enfants. Cependant, d’autres font face au problème en soutenant les familles. Certaines font appel aux resettlers, des cabinets de conseil qui aident les expatriés et leurs familles dans leurs différentes démarches :visas,recherche d’un logement, inscription à l’école,achat d’une voiture, etc. D’autres entreprises, comme Adeo (ex-Leroy Merlin), qui a reçu le Trophée Taitbout de l’expatriation en 1999,ont développé leur propre programme.Pascale Mc Lachrie, responsable de la mobilité internationale du groupe,estime que l’expatriation est plus difficile pour le conjoint que pour le salarié expatrié qui,malgré la pression au travail,garde ses repères. « Parce que c’est généralement la femme qui accompagne son mari à l’étranger, elle se retrouve souvent sans emploi et devient tout à coup la personne qui va devoir organiser le voyage et soutenir son mari dans l’aventure, ce qui peut être lourd à porter », explique-t- elle. Le bien-être de l’enfant est aussi pris en compte chez Adeo. Ces derniers sont impliqués dans le projet de famille et les frais de scolarité, souvent élevés à l’étranger, sont pris en charge. Résultat : Adeo compte les échecs en expatriation sur les doigts de la main.

Quitter son emploi
Quitter son emploi pour suivre son conjoint n’est pas une décision qui se prend à la légère,surtout si l’on n’est pas prêt à mettre sa carrière en sourdine.Vos chances de trouver un emploi depuis la France ou sur place vont dépendre de la destination choisie,des permis de travail, de votre maîtrise de la langue et de votre profession.

-  Les visas et permis de travail
Au sein de l’Union européenne, pas de souci concernant les permis de travail et les visas : vous pouvez travailler et circuler librement au sein des 27 Etats-membres de l’UE. Ailleurs, le conjoint qui suit obtiendra son visa à la seule condition d’être reconnu comme conjoint, en sachant que le PACS n’est pas reconnu à l’étranger.
-  Les femmes et les restrictions au travail
Les femmes n’ont pas toujours les mêmes droits que les hommes à l’étranger, notamment au sein des Emirats Arabes Unis où l’accès à l’emploi leur est restreint. Valérie, consultante marketing à Dubaï, a pu trouver un emploi uniquement grâce aux contacts de l’entreprise de son mari.
- Prof de français : un passeport pour l’emploi
Delphine Martel,au Yémen pour suivre son mari qui travaille pour une compagnie pétrolière, est professeur à l’école française de Sanaa : « Etre prof de français est un sacré atout quand on part à l’étranger, a fortiori pour des destinations pas très rock’n’roll ! » Si vous souhaitez enseigner le français langue étrangère (FLE) en tant qu’indépendant,vous pouvez obtenir une maîtrise FLE par correspondance via le CNED,qui vous permettra de travailler au sein des Alliances françaises, des instituts culturels français, des centres de langues et des écoles locales et universitaires. www.cned.fr
- Démissionner
La démission pour suivre son conjoint,son partenaire (PACS) ou son concubin à l’étranger est un cas de démission légitime et vous permet de bénéficier des allocations chômage à votre retour en France. Pour cela, vous devez envoyer une lettre de démission en recommandé avec accusé de réception à votre employeur. La date de démission doit impérativement correspondre à la date de votre départ à l’étranger à un mois près. Au retour, vous devrez présenter à l’Assedic votre lettre de démission,tout document justifiant de l’activité du conjoint à l’étranger (bulletins de paie,contrat de travail) ainsi qu’une preuve de la résidence commune à l’étranger. Si vous perceviez déjà une allocation chômage en France,vous devez déclarer votre expatriation aux Assedic qui suspendront le versement des allocations pendant un délai de trois ans maximum. Au retour,dans ce délai,et sous réserve que vous n’ayez pas exercé d’activité professionnelle à l’étranger, vous pourrez percevoir de nouveau ces allocations. Bon à savoir : Pour les pays de l’UE, le Liechtenstein, l’Islande, la Norvège et la Suisse,vous pouvez bénéficier d’allocation chômage locale. Se renseigner directement auprès des autorités du pays concerné.
- Les demandes de congé
Les congés vous permettent de partir tout en réintégrant votre poste, ou une fonction similaire dans l’entreprise au retour.Pendant le congé, le contrat de travail et l’ancienneté sont suspendus. Il existe plusieurs types de congés :
Le congé sans solde : si vous partez pour une durée comprise de 1 à 5 ans,vous pouvez négocier avec votre employeur un congé sans solde.Cependant, si vous démissionnez à l’issue du congé, vous n’aurez pas droit aux allocations chômage au retour.
Le congé sabbatique : tout salarié justifiant d’une ancienneté professionnelle de 6 ans,dont 36 mois consécutifs ou non dans l’entreprise peut en bénéficier. Vous devez en informer l’employeur par lettre recommandée avec accusé de réception au moins 3 mois avant le départ, en précisant la date de départ et la durée du congé (6 à 11 mois maximum).
Le congé parental d’éducation : ouvert aux salariés justifiant au minimum d’un an d’ancienneté professionnelle à la date de naissance de l’enfant. Il peut être pris jusqu’au troisième anniversaire de l’enfant ou à compter de trois ans à la date d’arrivée d’un enfant adopté. Si vous êtes déjà en congé maternité  :l’Assedic considère la démission qui intervient à la fin de l’arrêt déjà ouvert lors du départ du conjoint à l’étranger comme étant légitime.A la suite du congé maternité, vous pouvez soit prendre un congé parental, soit démissionner.

Extrait du guide de l'expatriation de Vivre à l'étranger





 | Imprimer | Envoyer cet article Partager |

Chronique recherche d'emploi

« Et bien, pour ce qui me concerne, c’est non ! »
Des candidats à l’emploi à l’international nous font part de leurs recherches, de leurs faux-pas et des embûches qu’ils rencontrent. En voici un extrait que nous diffusons anonymement
Lire la suite

La rubrique des experts

Le regard de l’autre – revue de presse de Benjamin Pelletier
Les articles mentionnés dans cette revue de presse ont été partagés et discutés durant le mois de janvier au sein du groupe de discussion Gestion (...) Lire la suite
Rémunération, impôts, retraite, protection sociale...
Jaques-Olivier Meyer répond aux préoccupations des futurs expatriés Voir les réponses.
S'orienter, choisir, postuler, passer un entretien...
Christophe Belud répond aux questions des candidats Voir les réponses.
Poser une question via Facebook Viadeo LinkedIn

12248 offres depuis 1 mois