Logo Cadrexport
Cadrexport > Actualité export > Interviews Exclusives > Travailler dans une entreprise allemande : des pistes de recherche

Inscription
"express"

Retrouvez
nous sur :

Retrouvez-nous sur Facebook !
Retrouvez-nous sur Twitter !
Retrouvez-nous sur Viadeo !
Retrouvez-nous sur LinkedIn !

Travailler dans une entreprise allemande : des pistes de recherche

 | Imprimer | Envoyer cet article Partager |


Catherine Cotting Catherine COTTING, Responsable du Marché de l'Emploi de La Chambre Franco-Allemande de Commerce et d'Industrie, brosse un tableau des façons de rechercher un emploi en milieu germanophone ainsi que des opportunités existantes.

Cadrexport : D'une façon générale, par quelle(s) voie(s) les sociétés allemandes recrutent-elles en France : par cabinets de recrutement, en réponse à des candidatures spontanées ... ?

Catherine Cotting : En matière de recrutement, les sociétés allemandes s'adaptent aux façons de faire françaises. Le recruteur sera généralement français. Ensuite il y a deux cas de figure. Dans le  premier cas, la filiale est assez indépendante et alors la méthodologie de recrutement sera typiquement française. Dans un deuxième cas, la société est très dépendante de la maison mère en Allemagne et les méthodes appliquées seront allemandes. Mais il n'y a pas de différence notoire entre ces deux pays, dans la façon de recruter.


Cadrexport : Comment trouver un poste dans une entreprise allemande ?

Catherine Cotting : Les filiales allemandes installées en France, qui proposent les postes sur lesquels nous travaillons pour l’essentiel, sont déjà très courtisées.  Elles reçoivent beaucoup de candidatures spontanées … Nous éditons un répertoire des entreprises allemandes en France qui remporte un grand succès. Les candidats français le consultent tout au long de l'année. Sur le site, en accès libre, il y a la liste de nos membres en France et en Allemagne. Les candidats l'utilisent aussi pour faire des candidatures spontanées. Il est également possible de s'adresser aux cabinets de recrutement franco-allemands, qui sont surtout présents à Paris ou encore en Alsace ; il y a sinon des cabinets frontaliers ou situés directement en Allemagne. Les sociétés se tournent aussi vers tous ces cabinets. Certaines s’intéressent par ailleurs aux candidats issus de l’Université Franco-Allemande (UFA), lorsqu'elles cherchent des étudiants maîtrisant très bien les deux langues et ayant un double cursus d'études et de diplômes, français et allemands. Enfin, la vocation du Service Emploi de la Chambre de Commerce Franco-Allemande dont je suis responsable, est d'aider les entreprises allemandes ou françaises dans leurs recrutements.  Ceci pour tout type de fonctions en entreprise, du junior au senior, à partir de Bac+2. D'une façon générale, nous sommes bien connus dans le milieu franco-allemand.


Cadrexport : Les postes sont plus systématiquement affichés en Allemagne, me semble-t-il. Les salaires aussi. Vous êtes d'accord avec ceci ?

Catherine Cotting : Il y a peut-être un peu plus de transparence effectivement mais sur la question des salaires, Pôle emploi international les affiche aussi, par exemple.


Cadrexport : Quels sont les profils les plus demandés ?

Catherine Cotting : Il faut savoir que ce sont principalement les PME allemandes qui recrutent. Des PME qui comptent entre 2 et 20 salariés pour la plupart. Elles sont en France pour vendre leurs produits et donc recherchent essentiellement des profils qui, de près ou de loin, sont liés à la vente : assistant(e) commercial(e), commercial(e) de terrain,  chargé(e) de service après-vente, technico-commerciaux, etc… Des postes dans l'assistanat sont également beaucoup proposés. Les profils d'ingénieurs connaissent une pénurie en Allemagne comme en France. Le secteur de la finance propose aussi régulièrement des postes. Un comptable bilingue est un profil toujours recherché et difficile à trouver. A contrario, pour tout ce qui est de la communication ou du marketing, il y a très peu de postes. Les sociétés n'ont pas la taille nécessaire pour proposer ce type d'emploi. Le marketing, par exemple est souvent géré directement à la maison mère en Allemagne...


Cadrexport : Y a-t-il des secteurs d'activités dans lesquels les Français ont plus de chance de trouver un emploi ?

Catherine Cotting : Le fleuron de l'industrie allemande, c'est l'automobile. Donc les Français travaillant dans ce secteur vont avoir plus de chance d'y trouver un emploi. Depuis quelque temps, les énergies renouvelables ou les domaines liés à la protection de l’environnement connaissent un fort développement. Les industries électroniques et chimiques, l'aéronautique et particulièrement internet et le tertiaire sont des secteurs d'activités dans lesquels nous avons de plus en plus de propositions.


Cadrexport : Y a-t-il, à votre avis, des points spécifiques sur lesquels les Français doivent être vigilants lors des entretiens d'embauche avec des interlocuteurs allemands ?


Catherine Cotting : Les Français doivent rassurer leurs interlocuteurs sur leur connaissance de la langue allemande (bien que l'anglais soit très important aussi), faire part de leur expérience de  l'Allemagne (qu'elle ait eu lieu dans le cadre d'un stage ou qu'il s'agisse d'un intérêt personnel), montrer que la culture allemande est bien intégrée. Beaucoup de postes proposés reposent sur un rôle d'interface entre Français et Allemands. Souvent même, il est question que le candidat devienne le relais, capable d'analyser le besoin du client français et de le transmettre à la société allemande. Il faut donc maîtriser les questions interculturelles, être à l'aise dans la façon de passer d'une culture à l'autre. Enfin, il faut aussi pouvoir présenter son parcours de façon très cohérente. C'est très important et c'est pourquoi un recruteur allemand va demander au candidat un dossier très complet (copie certificats et diplômes). Il ne se contentera pas d'un CV, comme c'est le cas en France. Il faut pouvoir répondre à l’attente du recruteur allemand sur cette question. Mais contrairement à la façon de faire française, il ne faut pas en faire trop non plus … En un mot, il faut rester « factuel » !


Cadrexport : Comment trouve-t-on un stage en Allemagne ?


Catherine Cotting : Les stages sont généralement d'une durée de 6 mois. Quelques-uns sont de trois mois mais cette durée est rarement inférieure. Au niveau des techniques de recherche, il faut bien sûr faire des candidatures spontanées, se rendre sur des sites d'emploi tel que Cadrexport mais aussi sur « praktica.de », « praktikums-boerse.de », « jobpilot.de »... On trouve des offres de stages sur notre site (même s'il y en a beaucoup moins que d'offres d'emploi). Les jeunes peuvent en outre remplir un dossier en ligne en passant par notre bourse électronique appelée « JobXchange » ou bien diffuser une annonce de demande de stage. Dans un tout autre cadre, il est intéressant de s'intéresser aux jumelages entre villes françaises et allemandes et de trouver un stage par cette voie. De même, on peut s'adresser aux centres franco-allemands en région. A titre d'exemple, il existe dans le sud de la France, un centre franco-allemand à Aix-en-Provence, un centre culturel allemand en Bourgogne, en Rhône-Alpes, le ERAI (Entreprises Rhône-Alpes International), en Limousin, l'Association Limousine Franco-Allemand... Tous ces centres sont en mesure d’aider les jeunes en recherche de stage en leur donnant des conseils personnalisés et/ou des listings d'entreprises et des offres de stages. Enfin, l'Association Allemande des Stagiaires Professionnels propose des stages, une agence de placement en Allemagne, basée à Rastatt, est chargée du placement en stage de jeunes Français (toutes formations confondues). Il est donc possible de se tourner vers de nombreuses institutions ou associations franco-allemandes, intervenant parfois même dans certains secteurs d'activités.  Il y a ainsi pour les juristes, une association de juristes franco-allemands qui peut aider des stages à trouver un stage, par exemple …

Interview réalisée par Diane Pinelli, février 2011

----------------------------------------------------------------------
Chambre Franco-Allemande de Commerce et d'Industrie
18 rue Balard  |  75015 Paris
http://www.francoallemand.com


LA CHAMBRE FRANCO-ALLEMANDE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE (CFACI)
- Activité principale : Nous accélérons l'internationalisation des entreprises allemandes et françaises.
- Date de création: 1955
- Président: Philippe Carli
- Directeur Général: Jörn Bousselmi

Présentation
La Chambre Franco-Allemande de Commerce et d'Industrie (CFACI ):

- fait partie d'un vaste réseau mondial de chambres de commerce allemandes installées à l'étranger dont la mission générale est le soutien et   l'élargissement des relations économiques entre les différents partenaires

- a contribué depuis 1955, sans relâche, à la consolidation des relations économiques entre la France et l'Allemagne

- soutient et informe les entreprises allemandes qui cherchent à accéder au marché français, grâce à l'aide apportée par ses experts qualifiés en matière de marketing, formation professionnelle, fiscalité, droit et écologie.

Les activités de la CFACI se divisent en 7 départements :
Marketing, Droit et Fiscalité, Ecologie, Formation, Foires et Salons, Médias et le Service Membres de la CFACI.

En matière d'emploi, que vous soyez entreprise ou candidat, en recherche sur la France ou l'Allemagne, la CFACI met à votre service un appui au recrutement de même que la possibilité de publier des annonces d'offres et de demandes d'emplois, dans des domaines aussi diversifiés que le marketing, la finance, les fonctions techniques ou le secrétariat. Pour les étudiants, elle offre également de publier des annonces d'offres ou de demandes de stages.

Le Service Formations de la CFACI propose d'améliorer la mobilité du personnel en entreprise par différentes prestations:

- le Test WiDaF (Deutsch als Fremdsprache in der Wirtschaft), test d'évaluation des connaissances en allemand professionnel

- des formations linguistiques (en allemand, français et anglais) individuelles ou collectives, tous niveaux, langue générale ou spécialisée, des formules à la carte adaptées aux besoins des stagiaires

- des séminaires en allemand ou français sur des thèmes variés: management interculturel, droit du travail, comptabilité et analyse financière en France et en Allemagne, etc...

- des formations franco-allemandes telles que Chargé de Développement Commercial Franco-Allemand (admission niveau Bac+2 minimum) et
le double diplôme BTS Comptabilité Gestion + Industriekaufmann
    
- un programme Executive MBA en 2 ans à temps partiel à Paris et à Londres.





 | Imprimer | Envoyer cet article Partager |

Edito

Ne recrutez pas que des clones ... !
Régulièrement en France, des cabinets se manifestent pour dire tout le bien qu’ils pensent du recrutement de profils atypiques en terme de plus-value pour l’entreprise. En 2007, le cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers a lancé l’opération de recrutement « Phénix » ...
Lire la suite

La rubrique des experts

La bagnole dans le cadre – petite leçon de pragmatisme par Benoît Poelvoorde
Une histoire française Les conférences Caméras Subjectives du Master Pro de Paris 1 Panthéon Sorbonne permettent au public de rencontrer des (...) Lire la suite
Rémunération, impôts, retraite, protection sociale...
Jaques-Olivier Meyer répond aux préoccupations des futurs expatriés Voir les réponses.
S'orienter, choisir, postuler, passer un entretien...
Christophe Belud répond aux questions des candidats Voir les réponses.
Poser une question via Facebook Viadeo LinkedIn

1820 offres depuis 1 mois